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mardi 12 novembre 2019

Soirée Vivre l’économie autrement - L'entreprise altruiste

Le mardi 5 novembre 2019, a eu lieu la soirée "Vivre l'économie autrement" sur le thème de l'entreprise altruiste, organisée par Nicolas Cordier au Centre Spirituel du Haumont en écho au nouveau livre d'Isaac Getz et Laurent Marbacher, sorti chez Albin Michel

Cette thématique rejoint une question majeure dans les entreprises : comment œuvrer vraiment pour le bien commun tout en prospérant ?


D'après les auteurs, une entreprise altruiste est une entreprise dont toutes les activités de coeur de métier servent ses interlocuteurs externes - clients, fournisseurs, communauté locale, jeunes, anciens - de façon inconditionnelle et qui, grâce à cela prospère.

Ces entreprises ont le bien commun comme unique ambition, sans le conditionner à la recherche du profit. Par le principe d'obliquité, ces entreprises altruistes sont pourtant très prospères ! Commencer par s'arrêter pour se transformer, faire le pari de confiance en l'autre, savoir donner avant de recevoir, transformer ses clients en amis fidèles par une relation authentique tels sont quelques principes que ces entreprises appliquent en se focalisant d'abord sur la valeur sociale plutôt que sur la création de valeur économique qui en est une conséquence indirecte.

Retrouvez le compte-rendu de cette soirée en mind mapping de cette soirée téléchargeable ici et sur Slideshare.


Alors, prêt à s’enrichir en donnant tout ?! 


dimanche 14 mai 2017

L'échec, une expérience qui fait grandir

Le 10 mai dernier, Adrien Duvillard a tenu une conférence à la Cité du Management « L'échec...,  une expérience qui fait grandir ».


Enseignements : Les leçons de nos échecs sont les fondations des réussites de demain. Apprendre de ses échecs pour en comprendre le sens est le chaînon manquant pour se relever et évoluer vers la réussite.

Sportif de haut niveau, Adrien Duvillard nous a témoigné de son parcours et de son rapport à l'échec suite à sa grave chute en descente d'entraînement de la Coupe du monde 1997 où il a frôlé la mort. Cet accident l'a moralement métamorphosé et il s'est donné l'ambition de participer au JO de Nagano un an après : un parcours de rééducation morale et physique ponctué par de tests Go / No Go et une motivation sans failles. 

Mes notes en mind map sur son témoignage sont téléchargeables sur Slideshare ou en cliquant ici :

Ses expériences lui ont notamment fait comprendre "qu'à vaincre sans apprendre, on triomphe sans comprendre" et que "l'important dans la vie, ce n'est point le triomphe mais le combat ; l'essentiel ce n'est pas d`avoir vaincu mais de s'être bien battu" pour reprendre une citation célèbre de Pierre de Coubertin.

Adrien nous a également parlé de la visualisation ou imagerie mentale, technique très puissante pour rendre présent un objectif afin de le réussir ainsi que des croyances limitantes à éviter.



Pour conclure, l'échec est donc utile voire même nécessaire pour avancer et atteindre le succès de ses objectifs et projets. "L'échec n'est donc pas de tomber mais de ne pas se relever" car,  comme nous le rappelle l'Institut des Futurs Souhaitables, "Au pire, ça marche !"




dimanche 9 avril 2017

Mouvement "B-Corp" ou le pouvoir de l’entrepreneuriat au service du bien commun

9ème soirée « Vivre l’économie autrement », organisée par Nicolas Cordier a porté sur le thème du Mouvement « B-Corp » ou le pouvoir de l’entrepreneuriat au service du bien commun avec la participation d'Elisabeth Laville, fondatrice du cabinet Utopies et d'Emery Jacquillat, PDG de Camif Matelsom.

"Le rôle des entreprises est amené à évoluer. La seule recherche du profit n’est plus suffisante, même pour faire du profit ! Dans le Nord, un double projet économique et social est historiquement fortement ancré dans l’esprit entrepreneurial de la région. Redéfinir le succès en entreprise n’en demeure pas moins d’actualité. La labellisation « B Corp » vise à fédérer ces entreprises qui assument des finalités sociales et environnementales au même titre que les profits économiques."

Le slogan des B Corp est « Ne pas chercher à être la meilleure entreprise DU monde mais la meilleure POUR le monde. » Ainsi, les entreprises privées peuvent, elles aussi, être actrices du changement. Avoir un impact positif sur la société et l’environnement ne serait pas du ressort exclusif de l’État ou des ONG.

Lors de la soirée, Elisabeth Laville a retracé l'évolution des stratégies RSE de l'entreprise citoyenne à la "RSE 2.0" qui passe d'une stratégie "Less Bad" (minimiser l'impact négatif) à une démarche "More good" (Maximiser l'impact positif) puis a expliqué la différentiation entre la certification 'B Corp' et les autres labels RSE existants. La force de "B Corp" tient notamment à l'esprit communautaire qui est privilégié entre les entreprises certifiées et à l'approche "fun et sexy" du mouvement pour rendre la démarche de responsabilité plus désirable.

Un compte-rendu des échanges sur les 'B Corps' est téléchargeable sur Slideshare ou en cliquant ici :


Nicolas avait également écrit un article retraçant l’origine du mouvement : « B Corporations, une nouvelle génération d’entreprises au service du bien commun » sur son blog.

Si vous souhaitez mesurer l'impact social et environnemental de votre organisation, l'outil d'évaluation gratuit "B Impact" est disponible sur http://www.bimpactassessment.net/

La soirée fut également l'occasion d'entendre le témoignage d'Emery Jacquillat, PDG de Camif Matelsom, qui a relancé la Camif après son dépôt de bilan fin 2008 sur la base d’un modèle entièrement repensé autour de la création de valeur partagée avec l'ensemble de ses parties prenantes, sur les plans économique, social, sociétal et écologique. L'entreprise est ainsi certifiée B Corp depuis 2015. 

Une réussite exemplaire autour de convictions fortes ("Nous croyons que l'on peut allier profit et impact positif pour la société") et la capacité à engager l'ensemble de ses parties prenantes au service d'une mission qui fait sens et sert le bien commun ("Plus la création de valeur est partagée, plus elle est durable !").

L'entreprise privilégie le Made in France (70% de son Chiffre d'Affaires réalisé avec des fabricants français) et s'engage pour la consommation responsable (outil de conso-localisation, Tour du Made In France, plate-forme d'innovation ouverte et collaborative avec ses parties prenantes, ...).

Une présentation de Camif Matelsom et un retour sur le témoignage d'Emery est téléchargeable sur Slideshare ou en cliquant ici :

Emery Jacquillat nous prouve ainsi qu'il est possible de "changer le monde en travaillant ensemble à des solutions innovantes" sous réserve de "créer du lien", rester flexible (PDG = Prof de Gym) et avec une vision claire et enthousiasmante du futur (OSE = Objet Social Etendu) !


samedi 11 mars 2017

Intervention au Gala Icam 2017 sur Osez Demain !


Ce samedi 28 janvier, je suis intervenu lors du gala Icam 2017 pour une conférence "Spread Icam" sur la thématique d'Osez Demain !


Un témoignage de ChangeMaker, d’entrepreneur du changement qui ose demain dès aujourd’hui et à l’aune de ce qu’il pourrait être de mieux.


Une invitation à se poser ces quelques questions : 
  • Qu'est-ce qui vous rend heureux ?
  • Que voulez-vous vraiment pour notre monde ?
  • Quel est votre rêve de société ?
  • Qu'est-ce qui vous révolte ?
  • Quelle utopie à incarner ? 
  • Quel sens donné à son travail ?
"L’utopie d’aujourd’hui, c'est la réalité de demain." Victor Hugo


Pour conclure, Oser demain, c’est sentir qu’en vous-même, indépendamment de tous vos outils et de votre formation & vos expériences, vous êtes fondamentalement une puissance : vous avez en chacun d’entre vous le potentiel de devenir un acteur du changement, de votre vie et de notre monde ! 

Et donc, mon meilleur conseil pour Oser demain, c’est bien celui d’oser, dès aujourd’hui !


mardi 15 novembre 2016

Soirée Vivre l’économie autrement - Les entreprises humanistes

Le lundi 7 novembre 2017, a eu lieu la 8ème soirée "Vivre l'économie autrement" sur le thème des entreprises humanistes, organisée par Nicolas Cordier au Centre Spirituel du Haumont avec les apports de Jacques Lecomte, docteur en psychologie positive et auteur du livre « Les entreprises humanistes » et le témoignage de Hubert de Boisredon, PDG de Armor.


Retrouvez le compte-rendu de cette soirée en mind mapping de cette soirée téléchargeable ici et sur Slideshare.


Les entreprises humanistes : Plus fortes non par calcul mais par choix. Et elles peuvent changer le monde !

Face à la violence de la compétition économique, parler de bonheur, de bienveillance et de solidarité peut sembler naïf voire utopique. Motivation par le sens donné au travail, confiance dans les collaborateurs, sentiment de justice organisationnelle, raison d’être et responsabilité sociale de l’entreprise : la finalité humaniste rime souvent avec création de valeur, innovation et performance.

& vous trouverez tous les compte-rendus des précédentes soirées "Vivre l'économie autrement" sur le blog de Nicolas Cordier.

samedi 24 septembre 2016

Conférence Génération Z : Penser l'innovation autrement

La Chambre de Commerce et d’Industrie Grand Lille, Lille Place Tertiaire et SKEMA Business School ont organisé le 15 septembre dernier une conférence sur nos ados qui changent le monde : Comment la génération Z pense l'innovation autrement ? 

Marketing et Génération Z, nouveaux modes de consommation et stratégies de marque
En présence de :
  • Elodie Gentina, Docteur en sciences de Gestion à Skema et auteure du livre Marketing et Génération Z, nouveaux modes de consommation et stratégies de marque
  • Audrey Hespel, Designer innovation de Décathlon
  • Clément Léocadie-Thauvin, fondateur de agence d'inspiration nantaise The insperience.co et de Pitch2Kids
Vous pouvez consulter mes notes de cette conférence en téléchargement ici ou sur : http://www.slideshare.net/Crickbouf/conference-generation-z-penser-linnovation-autrement


La génération Z correspond aux enfants & ados d'aujourd'hui, nés après 1995 : on les appelle également les digital natives. 

Les ados passent en moyenne 13h30 par semaine sur Internet en 2015, 78% d'entre eux possèdent un compte sur le réseau social Facebook et plus de 80% des ados sont équipés d'un téléphone mobile. Source Ipsos, les jeunes, Internet et les réseaux sociaux (2015/2016)


Les intervenants ont notamment abordé la créativité chez les enfants qui est débordante : "les enfants sont réellement inventifs, bien plus créatifs et à l'aise avec leurs créations que les adultes et possèdent une vraie capacité à comprendre les enjeux

Les forces des Z = la Créativité et l'Imagination

La soirée aurait pu également s'intituler : "L'enfant peut aider l'adulte à être créatif" La soirée a été l'occasion d'évoquer différentes initiatives (chez Décathlon ou avec l'association Pitch2Kids) encourageant les enfants à aider les adultes pour avoir de nouvelles idées dans la vision de leur projet d'entreprise. Un conseil pour les adultes : "Essayez de retrouver votre âme d'enfant !"

Copie d'écran du site http://theinsperience.co/
Tout l'enjeu pour les entreprises est également de mieux connaître la génération Z qui arrivera dans quelques années sur le marché du travail : le Z est un startupper & un entrepreneur en herbe. 50% voudront créer leur entreprise et 70% d'entre eux voudront être leur propre patron : l'esprit d'entreprendre est bel et bien une tendance de fond. Ils veulent aussi passer d'un rapport hiérarchique à des rapports collaboratifs au sein des entreprises, très caractéristique de la métamorphose du monde du travail. 

Le paradigme est inversé : "Avant, c'était l'entreprise qui avait l'honneur de proposer un job aux jeunes diplômés. Demain, c'est le Z qui aura l'honneur de proposer ses compétences à une entreprise." 

De même dans le domaine marketing : "Les marketeux d'avant cherchaient la solution technique, la propriété ; les marketeux d'après chercheront des solutions dans les usages et les nouveaux modèles collaboratifs." L'ado est en quête sociale, il a besoin d'être en interaction sociale perpétuelle. 

Le cerveau des enfants du numérique évolue également : il a gagné en aptitude cérébrales liés aux automatismes, la vitesse, le multi-tâches et la mémoire superficielle ; par contre, il a perdu en capacités de prise de recul, d'autocritique, de raisonnement, de gestion des émotions.  

La vidéo "Le cerveau des enfants du numérique" résume bien l'influence des jeux et l'usage du numérique sur le fonctionnement du cerveau des plus jeunes : 



Enfin, la créativité de l'enfant évolue selon le contexte : "La créativité apparaît dès l'école maternelle et se développer aux alentours de 9 ans, âge à partir duquel la créativité faiblit pour reprendre à nouveaux vers l'âge de 14 ans jusqu'à 17 ans." Pactea C et Lubart T - 2005 

Tâchons de ne pas brider la créativité de nos enfants, le capital du 21ème siècle en réinventant de nouvelles manières d'apprendre et de transmettre !  



vendredi 8 avril 2016

Conférence "Entreprendre Autrement" - Sens, Coopération et Territoire


Cette conférence était organisée le 7 avril 2016 à l'Université Catholique de Lille par le club E6 sur le thème : « Entreprendre autrement pour redonner du sens à nos actions et créer de la valeur sur notre territoire ».

En présence de :
- Sophie KELLER, Odyssem - économiste, auteur de L’économie qu’on aime !
- Christophe CHEVALIER, groupe Archer - prix de l’entrepreneur social 2012
- Hervé KNECHT, AlterEos - Prix de l'engagement sociétal 2012
et Karine CHARBONNIER, Beck Industries ; vice-présidente du conseil régional, chargée de la formation et des relations avec les entreprises 

Vous pouvez consulter mes notes de cette conférence en téléchargement ici ou sur : http://slideshare.net/Crickbouf/conference-entreprendre-autrement



Il y a notamment était question de relocalisation et de création d'emplois grâce à la conviction d'entrepreneurs du changement coopérant en écosystèmes locaux et à la redécouverte des richesses de nos territoires avec les exemples du groupe Archer et du groupe AlterEos !

"L'innovation sociale, c'est faire ensemble ce que personne ne pourrait faire seul"


Il nous faut plus que jamais conduire le deuil des anciens modèles dans l'espérance et en gardant "ce rêve de pouvoir changer le monde là où nous sommes !"


dimanche 1 novembre 2015

"La croissance se réinvente ici, en Nord-Pas de Calais" - Retours sur le World Forum Lille 2015


La 9ème édition du World forum for a Responsible Economy s'est tenue à Lille du 20 au 22 octobre dernier avec pour challenge de réinventer la croissance. Une nouvelle occasion de débattre avec des entrepreneurs et experts venus du monde entier en s'interrogeant sur les grands défis de demain avec "ceux qui la font" : "Économie de fonctionnalité, économie collaborative et de partage : tendances de fond ou épiphénomènes ?", "Nouvelles technologies, nouvelle croissance : quels impacts économiques et sociaux ?", ou encore "Repenser la performance : comment transformer l'entreprise par la RSE ?". Retrouvez la note de cadrage de l'édition ici. 


Alors que le monde change très vite, avec l’accélération des progrès et de la technologie (robotisation, big data, ...),  Michel Landel, directeur général du groupe Sodexo, a indiqué lors de la plénière d'ouverture son souhait que ces progrès renforcent la qualité de vie. 


Pour Stéphane Richard, PDG d'Orange, le numérique est la clef de ces challenges.


J'ai notamment assisté à une conférence et un atelier sur l'open innovation, animés par Stephan Eloïse Gras, consultante en innovation numérique et en stratégies d’innovation.

L’open innovation c’est l’idée que l’innovation n’est plus le seul fait d’un individu ou d’un petit groupe mais des foules (communautés, réseaux, tiers-lieux,...) et des méthodes spécifiques.

Des notions telles que l’entrepreunariat et l'intrapreneuriat social, la transformation globale des organisations, le Do It Yourself, les open labs et les low-techs ont été évoquées. Une révolution des makers et du Do It With Others est déjà en marche, notamment aux Etats-Unis. 

La notion d'innovation évolue : de la traditionnelle R&D à l'innopassion portée par des personnes qui se revendiquent comme des makers, des créateurs, des « faiseurs ». Selon eux, chacun est créateur au sens où nous sommes animés par des passions qui nous poussent à agir et repoussent les limites de notre créativité. Chacun peut adopter ce nouvel état d'esprit car chacun possède son expertise propre. Dans son livre Zero to Maker, David Lang explique comment nous pouvons apprendre (juste assez) pour faire (à peu près) n'importe quoi : "Learn (just enough) to Make (just about) Anything" et devenir "entrepreneur par accident". 

Nous passons de "l'égo-système à l'éco-système" : des personnes s'engagent volontairement autour de valeurs de partage afin de reconstituer un Bien Commun et forment des communautés qui génèrent beaucoup de valeurs à moindre coût.  La mise à disposition de nombreux brevets et logiciels en « open source » redéfinit la notion de propriété intellectuelle qui sera à l'avenir beaucoup plus protéiforme. 

Dans ces nouveaux makerspaces ou tiers-lieux de fabrication, véritable espace de créativité, de réinvention et d'intelligence collective, des entrepreneurs donnent à la population les outils de la Révolution Industrielle et vont changer le monde. 

A ce titre, l'exemple du Techshop aux USA est significative avec un impact de plus 12 milliards de dollars de valeur et de 2000 emplois créés grâce aux "entrepreneurs makers" qui ont débuté leurs idées dans ces nouveaux espaces de fabrication. 


En interne des organisations, on pourrait donner les conseils suivants pour développer une culture plus ouverte : “laisser aux collaborateurs l’opportunité de travailler en mode garage”, mettre les salariés au contact d’un service réellement rendu, co-construire des solutions avec les acteurs en transdisciplinarité, avoir un lieu inspirant tel que “la machine à café”, privilégier la transformation intérieure des individus, ...

J'ai également eu la chance de rencontrer Sénamé Koffi Agbodjinou, fondateur de « Weolab », un tiers-lieu de fabrication au Togo en 2012. « C'est un lieu ouvert dans un quartier à Lomé où tout le monde peut venir utiliser la technologie mise en place et développer leur propre type de projet ». L'imprimante 3D, créée à partir du recyclage des objets électroniques et appelé W.Afate illustre bien ce laboratoire du partage. Sénamé est un représentant emblématique du mouvement naissant des makers en Afrique qui promeut la démocratie technologique qui est un immense enjeu pour l'Afrique. 

Lors de la conférence "Ecosystème Social Business" avec le CSI (Philippines) SoBizHub", j'ai eu l'honneur de témoigner aux côté d'entrepreneurs sociaux du Nord-Pas de Calais : Vianney Poissonier, créateur de La Bouquinerie du Sart, Gérard Bellet, fondateur de Jean Bouteille et Shanon Khadka, entepreneur social philippin et à l'initiative du Center for Social Innovation, l’incubateur de Gawad Kalinga. La session était animé par Nicolas Cordier, membre du Comité de Pilotage du SoBizHub et Carolina Herrera du forum Convergences.


Aussi, avec tri-D, nous avons tenu un stand impression 3D en collaboration avec Dagoma afin de projeter les participants dans la fabrication de demain !

Une soirée spéciale jeunes s'est également tenue rassemblant plus de 1000 jeunes qui ont découverts des projets internationaux menés par leurs pairs dans le cadre du concours "No limits for a Young World" !


"Si l’on peut arriver sceptique, on en ressort totalement convaincu. Une nouvelle vision du monde est née. On nous répète souvent que chacun a son rôle à jouer dans le monde de demain, mais grâce au World Forum, on en prend véritablement conscience."

"Ne surestimez pas ce que vous faites en 1 an, ne sous-estimez pas ce que vous ferez en 10 ans."

En citant Bill Gates, Philippe Vasseur nous donne rendez-vous le 10 octobre 2016 pour la 10ème édition du forum pour faire le point sur 10 années d’existence du World Forum de Lille. A noter que la prochaine édition se déroulera par un tour de France !  


Pour revivre le World Forum Lille 2015 : 

dimanche 29 mars 2015

L'entrepreneuriat porteur de sens !

Ces derniers mois, j'ai pu témoigner à quelques reprises sur l'entrepreneuriat porteur de sens : Entreprendre aujourd'hui, qu'est-ce que cela signifie ? Etre entrepreneur porteur de sens, comment cela s'incarne-t'il ?

Dans cet interview grand format sur la radio RCF Nord de France dans l'Emission Témoin d'entreprise, j'ai pu développer 4 grands thèmes à partir du choix de créer son entreprise, aux nouvelles techniques d'entrepreneuriat dites 'agiles', en passant par l'entrepreneuriat social et le social business pour conclure sur mes rêves et messages dans un monde en pleine mutation.


Télécharger le podcast de l'émission en cliquant ici

Aquarelle dédicacée de Jean Pattou, peintre-architecte lillois - La Déesse 
La notion de "sens" peut prendre plusieurs 'sens' : une direction, un contenu (signifiant) ou un organe sensible (les 5 sens). Cela peut faire échos aux valeurs que nous portons. Le sens fait parti d'une des sources de l'engagement : est-ce que mon action a du sens ? Les jeunes générations sont dans une véritable quête de sens : "Ils posent beaucoup de questions à leurs parents et à leurs employeurs Ccomme pour remettre en cause les habitudes, les routines, les modes de vie des familles, des entreprises, des institutions. Ces hauts lieux de l’existence humaine provoquent chez eux la question de la 'génération Y' : Why ? Pourquoi ?" Dans un monde en mutation et à l'aube d'une nouvelle économie, il est donc plus que primordial de reposer la question du sens et de la finalité de nos actions. 

Lors du petit-déjeuner proposé par la Cité du Management le 30 janvier 2015 dernier à la Cité des Echanges, j'ai pu reprendre tous ces thèmes illustrés de mon parcours de vie et de tous les projets menés ou en cours. C'était une belle occasion de parler de vie cohérente et unifiée, d'élan romantique, d'éloge de la folie, du pari de la confiance sur l'avenir, de l'importance d'y croire, d'optimisme offensif, d'audace, d'introspection et de capsule temporelle, de changement de paradigme et d'entrepreneuriat du changement !

Consultez et téléchargez ma présentation ici ou sur Slideshare



Enfin, j'avais l'honneur d'ouvrir le bal lors de l'événement Femmes Remarquables, the next step le 20 mars 2015 sur la thématique : "Osez les talents !". Afin d'illustrer l'invitation à "donner du sens à ses talents", j'ai repris 3 exemples de moments forts dans ma vie : les JMJ de Rio, l'aventure Ticket for Change ainsi que la création de ma startup tri-D, la Troisième Révolution des Idées



Consultez et téléchargez ma présentation ici ou sur Slideshare

L'entrepreneuriat porteur de sens reste à inventer avec le sens des projets que nous déciderons d'entreprendre ! 

dimanche 25 janvier 2015

Le syndrome du Poisson Lune et les Ecolonomies par Pocheco

Ce samedi soir 24 janvier était présenté chez Pocheco à Forest-sur-Marque le nouveau livre d'Emmanuel Druon, président de Pocheco en présence de Cyril Dion, co-fondateur du mouvement Colibri avec Pierre Rabhi, directeur du magazine Kaizen et co-réalisateur du film Demain avec Mélanie Laurent, qui signe la préface du livre : Le syndrome du Poisson Lune, un manifeste d'anti-management, édité chez Actes Sud. 


Dans ce livre, Emmanuel Druon reprend l'exemple emblématique de Pocheco, fabricant d'écoveloppes, qui depuis 20 ans, développe la notion d'Ecolonomies, à savoir "qu'il est plus économique de travailler de manière écologique", déjà développé dans le précédent livre : Ecolonomies - entreprendre et produire autrement. 

"L'écolonomie se préoccupe de la question de la relation à l'autre et dans le cadre professionnel en premier lieu, pour que personne perde sa vie à la gagner. C'est une question de bon sens."

Pour résumer, le syndrome du Poisson Lune est cette logique qui anime nos sociétés, fondée sur la croissance sans limite. En effet, le Poisson Lune est le seul organisme vivant qui croît sans discontinuer, jusqu’à la mort...

Un poisson lune attrapé en 1910 ayant une masse estimée à une tonne et demie
Je note l'application chez Pocheco de certains principes de l'Economie Sociale et Solidaire : par exemple, une échelle maximum de différence de salaires entre le plus bas et le plus élevé bloquée à 4 ainsi que la non distribution de dividendes : les bénéfices de l'activité sont systématiquement réinvestis dans l'entreprise en consolidant les fonds propres. 

Chaque investissement est décidé en fonction des 3 critères et piliers du développement durable : est-qu'il permet de baisser la pénibilité et d'augmenter la sécurité des postes de travail ? (social), est-qu'il permet de baisser l'impact sur l'environnement et les éco-systèmes naturels ? (environnement), est-ce qu'il permet des gains en productivité ? (économique). En appliquant ces principes, l'usine de Pocheco est devenue un exemple emblématique d'économie circulaire dans le Nord et même dans le monde entier !

Enfin, on peut retrouver des similitudes avec l'Entreprise réinventée de Frédéric Laloux et le self-management des organisations libérées quand Emmanuel Druon parle d'un manifeste d'anti-management en décrivant le fonctionnement de Pocheco sans hiérarchie : "il n'y a plus d'échelons hiérarchiques mais des référents : pas de patron, pas de chefs et tout le monde a son mot à dire dans le travail."

Pochecho démontre ainsi par l'exemple, "à la façon du colibri, que l’industrie du XXième siècle sera humaine autant qu’écologique, si chacun fait sa part du travail."

Retrouvez le résumé en mind mapping de ce livre téléchargeable ici ou sur Slideshare.

Retrouvez le compte-rendu en mind mapping du premier livre d'Emmauel Druon sur les Ecolonomies téléchargeable ici ou sur Slideshare.



Retrouvez également un très bon résumé du livre sur AgoraVox, le média citoyen sur : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-syndrome-du-poisson-lune-162178

Je vous invite à lire cet extraits de la Préface de Cyril Dion qui propose une belle piste pour "faire autrement ce que nous faisons déjà" et que vous pouvez retrouver sur : http://www.actes-sud.fr/catalogue/societe/le-syndrome-du-poisson-lune

"Et si la solution était de faire ce qui nous rend heureux ?"

"Nous avons besoin d’un changement encore plus profond : que chacun d’entre nous transforme ce qu’il fait au quotidien. Il ne s’agit pas pour nous de faire plus, mais de faire autrement ce que nous faisons déjà.
J’ai régulièrement la chance d’intervenir dans des lycées, collèges ou écoles préparatoires. Les questions qui me sont le plus souvent posées sont : “Que peut-on faire ?”, “Si nous ne devions faire qu’une chose pour améliorer la situation écologique, économique, sociale, ce serait quoi ?” Invariablement, je réponds : “Trouvez ce qui vous passionne le plus dans la vie, ce qui vous épanouit, vous permet d’exercer vos talents et faites-le. Ensuite, demandez-vous quel impact vous avez sur la planète et sur les autres êtres humains.” Le premier mouvement de ces jeunes est généralement une sorte de “C’est tout ?” Comme si ce n’était pas suffisant. Ou que la réponse était à côté de la question. Je leur explique alors que la plupart des comportements qui détruisent les écosystèmes ou déstructurent notre tissu social sont, à mon sens, des phénomènes de compensation. Que nous pouvons avoir tendance à remplir le vide de sens par le consumérisme. À oublier que notre travail ne nous plaît pas en par- tant, en avion, à l’autre bout du monde, pour un week-end. À masquer le peu d’estime que nous nous accordons par le cynisme et l’agressivité. À combler nos besoins de reconnaissance, notre profond sentiment d’insécurité, par la domination physique, intellectuelle, financière, sexuelle, la conquête territoriale, professionnelle, sportive...
Évidemment, c’est un peu caricatural. Mais je ne crois pas être si loin de la réalité. Or, si nous ne nous attelons pas aux causes de ces comportements, nous pouvons bien continuer à nous agiter dans tous les sens, nous n’aurons pas l’impact nécessaire.

C’est pour cette raison qu’il me paraît fondamental de commencer par mettre de l’ordre en nous-mêmes. Et trouver, comme je l’écrivais plus haut, ce qui nous passionne le plus, ce qui nous permet d’exprimer nos talents et de nous épanouir. De cette façon, nous pourrons être utiles à notre communauté et récupérerons la disponibilité intellectuelle et émotionnelle nécessaire pour considérer les autres et le milieu naturel à leur juste valeur.
L’une des premières règles du management n’est-elle pas “la bonne personne à la bonne place” pour qu’une organisation fonctionne ?
Pourquoi en serait-il autrement dans une société ?
Un proverbe chinois dit : “Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.” Et c’est pour moi le premier objectif à atteindre : quelque chose qui ressemble au bonheur.
C’est en général à cet instant de la démonstration que mes collégiens-lycéens-étudiants me disent : “Mais ce n’est pas possible de faire ce qu’on veut dans la vie !”
Et pourtant si. Même dans des conditions défavorables. Je pourrais passer des dizaines de pages à le démontrer. Mais il n’est pas facile de le concevoir, tant notre modèle éducatif nous entraîne à croire qu’il s’agit d’obtenir des diplômes, afin de s’insérer dans la société, trouver un travail (là où il y a de la place) et ainsi pouvoir “gagner sa vie”. Plutôt que de nous découvrir, d’acquérir le désir et le besoin d’apprendre, dans l’objectif de nous réaliser et d’être utiles aux autres.

En écrivant ce livre, Emmanuel Druon apporte un témoignage fondamental du fait que, comme le dit Pierre Rabhi, “notre vie vaut plus qu’un salaire”. Que nous ne sommes pas venus au monde pour participer au produit national brut. Ni pour travailler sans relâche au seul motif que nous avons besoin d’argent pour survivre. Nous avons besoin de créer du sens, de trouver nos voies, d’aider nos enfants et nos congénères à trouver la leur. Et de parvenir ensemble à ce point d’équilibre que l’on appelle harmonie." Cyril Dion

dimanche 16 novembre 2014

La transition fulgurante vue par Pierre Giorgini

Dans le cadre d'une soirée de l'aumônerie de la Catho le 12 novembre 2014, Pierre Giorgini, Président-recteur de l'université catholique de Lille et auteur de la "transition fulgurante" nous a décrypté la révolution techno-scientifique et la transformation du monde et de l'Homme vers lequel nous nous dirigeons !


"Plus qu’une crise, nous vivons une transition fulgurante d’un ancien monde vers un monde nouveau. Personne n’est en mesure de prévoir avec exactitude la nature de cette transformation, tant sa vitesse est sans précédent. Cette fulgurance provient de la combinaison d’une nouvelle révolution techno-scientifique, d’un nouveau paradigme des modes de coopération entre les hommes et les machines, et d’une transition vers une économie plus créative."

Vous pouvez consulter mes notes de cette conférence en téléchargement ici ou sur : http://fr.slideshare.net/Crickbouf/confrence-la-transition-fulgurante-par-pierre-giorgini



samedi 8 novembre 2014

L'entreprise Réinventée par Frédéric Laloux


Ce lundi 4 novembre 2014 a eu lieu un petit-déjeuner transform'acteur à destination des dirigeants sensibles à l'évolution de leur entreprise sur la thématique de "l' Entreprise Réinventée". 

L'invité est Frédéric Lalouxauteur belge de l'ouvrage Reinventing Organizations sorti en février 2014 qui a étudié en détails une douzaine d'organisations fonctionnant sur un nouveau type d'organisation. Dans ces entreprises, il a en effet été témoin de l'émergence d'un nouveau paradigme de management : une nouvelle façon de concevoir la collaboration et de structurer les organisations. 

Vous pouvez retrouver une vidéo d'une de ses interventions en français ici.

La matinée a d'abord commencé par la présentation d'un nouvel outil de diagnostic stratégique : la carte culturelle de Ken Wilber permettant de représenter le niveau de conscience d'une organisation, cartographier son système de valeurs à l'aide de 4 quadrants qui décrivent toutes les facettes de la réalité d'une organisation (mindset, culture, comportements & indicateurs et systèmes & structures pratiques). 


Les participants ont ensuite complété par post-its de grands tableaux blancs sur la réalité de leurs organisations dans les différentes dimensions : Place de l'Homme, Gouvernance, Lieux et Espaces, Partenaires, Mesure de l'action, Culture d'entreprise, ... 






La matinée s'est poursuivie par une intervention très inspirante de Frédéric Laloux avec beaucoup d'exemples concrets issus de son étude de 12 entreprises à travers le monde avec notamment un focus sur l'entreprise Buurtzorg, créée en 2006 et devenue leader en moins de 10 ans sur son marché de soin de santé de proximité grâce à un nouveau paradigme : d'une logique initiale industrielle et scientifique (réaliser le plus d'interventions médicales possibles) à une nouvelle logique plus respectueuse de l'Homme et des ses clients (l'enjeu est de rendre le plus autonome possible ses patients).  
Frédéric Laloux dégage 3 points clefs dans le management de ses entreprises du nouveau monde : self-managementwholeness (intégralité des personnes) et raison d'être


 Vous pouvez retrouver le compte-rendu complet de cette matinée téléchargeable sur : http://fr.slideshare.net/Crickbouf/intervention-sur-lentreprise-rinvente-par-frdric-laloux ou en PDF



Etienne, facilitateur par le dessin a réalisé cette planche durant la matinée et qui restranscrit visuellement les grandes idées évoquées par Frédéric Laloux : 


Cette première rencontre a été proposée par DEEPI, "Accélérateur de transformation culturelle des entreprises", FXM-EVENTS, "Créateur de Liens en Entreprises"et ESTRELA, l'art en révélateur de management.


Suite à cette première matinée, un cycle d'ateliers sur l'entreprise réinventée sera proposé aux dirigeants d'entreprises qui le souhaitent : n'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez en savoir plus !  

Prenez le chemin des entreprises qui ont su se réinventer​ !